Pourquoi vendre notre Tiny House ?

Article rédigé avec ♥ par Léna le 27/12/2018

Vente de notre belle tiny house baluchon sur le bon coin.
Les raisons pour lesquelles nous nous séparons de notre mini-maison.

C'est avec le coeur à la fois lourd et léger que nous vous écrivons cet article. Notre annonce est activée sur le bon coin : la Tiny House Valhalla est à vendre

Un merci infini !

Avant tout, un immense merci à Jules et Lucile, le couple bienveillant et adorable qui nous ont accueilli les bras ouverts chez eux. Ils sont sans aucun doute, la plus belle découverte de notre aventure en Tiny. Rien que par cette rencontre, nous ne pourrons jamais regretter de nous être lancés dans cette expérience insolite. 

Merci à vous aussi ! Vous êtes nombreux à nous avoir suivi et soutenu dans cette belle aventure de mini-maison sur roues. C'est pour cette raison que nous vous confions notre décision de nous séparer de notre magnifique Tiny House familiale

Puis, nous souhaitons aussi vous remercier pour tous vos mots d'encouragement et vos partages lors de nos recherches de terrain. Vous faites parti de cette histoire. C'est aussi pourquoi nous vous demandons de ne pas juger hâtivement la fin de cette vie nomade. 

La vie en Tiny House : une expérience unique.

Avant toute chose, nous voulons préciser que nous allons parler de notre propre expérience, elle ne résume en aucun cas la vie en Tiny House. Nous pensons grandement que chaque aventure en mini-maison est unique et insolite. Elle dépend des caractères de chaque personne, de la démarche personnelle ainsi que des prioprités de chacun-e. 

Nous avons adoré vivre dans tout petit :

  • optimiser encore et encore notre mode de vie minimaliste,
  • partager toujours plus au quotidien en adaptant une communication non-violente,
  • savourer la beauté de notre magnifique mini-maison où il fait bon vivre. 

Nous connaissions toutes les contraintes de la vie d'un minuscule habitat mobile avant d'emménager. Cependant, nous pensons aujourd'hui, que c'est en les vivant que vous saurez réellement si vous être prêt à les accepter au quotidien. Nous avons un conseil pour tous ceux qui veulent se lancer dans cette aventure : allez-y, foncer ! 

Nous le pensons vraiment, car si nous ne l'avions pas fait, nous l'aurions regretté. Nous sommes fiers de cette expérience, même si elle n'a duré que 8 mois. C'est 8 mois de vie à trois dans 11 m² carré à partager des nuits sans sommeil, des jours de pluie, de la gadoue et surtout, beaucoup d'amour. 

Nous n'allons pas faire durer plus le suspense, et simplement, vous expliquez avec notre coeur, nos raisons de nous séparer de notre Tiny House. 

Notre priorité : Isaac, notre fils. 

Lorsque nous avons fait le choix de vivre en Tiny House, nous savions que cette aventure se ferait en famille. Isaac nous a rejoint pour notre plus grand bonheur en avril 2018, nous avons emménagé dans notre mini-maison, le mois suivant. 

Toutefois, dès le démarrage de cette expérience, nous nous sommes promis de toujours faire passer les besoins de notre fils en priorité. Après tout, nous n'avions pas de recul sur la vie de famille en Tiny House. 

Petit espace, un frein à sa motricité. 

Il y a quelques semaines, nous avons été ému et à la fois interloqué de découvrir que notre fils se déplaçait à 4 pattes chez sa nounou depuis déjà quelques temps. Dans la Tiny House, il n'avait jamais cherché à vadrouiller autre part que dans sa chambre car tout était à sa portée. 

Nous avons apprécié découvrir chacun de ses progrès lors de nos journées passées chez nos proches, mais il en était toujours de même dans notre maison. 

La sécurité de bébé avant tout. 

Nous adorons voir notre bébé grandir, crapahuter partout. Cependant, à partir du moment où il développera sa motricité (que nous souhaitons libre) dans la Tiny House, nous savons qu'il va falloir tout sécuriser. À présent que nous avons passé quelques mois dans notre maison, il est difficile pour nous de concevoir de mettre des barrières de sécurité partout sans gêner nos déplacements au quotidien. 

Isaac est un petit garçon pétillant qui n'apprécie pas faire des nuits complètes, ce n'est encore jamais arrivé. Il termine son sommeil dans notre lit quasiment toutes les nuits. Cependant, nous ne sommes pas rassurés pour le futur : aujourd'hui, il ne se déplace pas, mais bientôt il le fera. Il ne pourra donc plus nous rejoindre dans notre chambre car notre lit est perché à plus de trois mètres de hauteur. 

Il faut toutefois se rendre à l'évidence, notre seule alternative serait de mettre des barrières aux différents niveaux. C'est inévitable pour éviter un accident avec un enfant qui apprend la marche. 

Comme nous vous l'avons précédemment expliqué, la sécurité ainsi que l'épanouissement moteur et émotionnel d'Isaac sont notre priorité. Aujourd'hui, cette seule raison suffit à nous dissuader de continuer l'aventure. 

Toutefois, nous vous avons promis de tout vous raconter, alors nous vous livrons les autres secrets de l'envers du décor. 

La Tiny : l'été, c'est bien, l'hiver, ça craint ! 

Aux beaux jours, nous avons vraiment eu un sentiment de liberté grâce à la vie en extérieur. Cependant, la vie en Tiny House en hiver n'est pas du tout de la même augure. C'est vraiment plus rude.

Le sentiment d'enfermement. 

Nous pensons avoir sous-estimé la dureté de cette saison en petit habitat.

La saison de la chasse étant ouverte, nous ne pouvons pas nous promener autour de chez nous. Nous avons ressenti un réel sentiment d'enfermement avec notre petit bout de chou. 

L'accès limité au confort. 

La machine à laver et le sèche linge sont à l'extérieur de notre maison. Nous utilisons des couches lavables pour le petit chat. Une routine de couche lavable est simple à adopter. Cependant, lorsque cette routine se fait matin et soir sous la pluie et le vent, cela devient une contrainte. Ce n'est pas impossible, bien sûr, mais ce n'est juste pas confortable. 

Hors thème de l'hiver, ma sciatique chronique vous passe le bonjour ! #Motricitépaslibre

L'incapacité à recevoir des invités. 

Cet été, nous n'avions pas ressenti de sentiment d'isolement. Mes parents ont passés du temps chez nous avec le camping car. Nos amis sont venus quelques jours en camion nous rendre visite ou simplement un couple de copains qui viennent dîner autour du feu de bois. 

La réalité hivernale de vie en Tiny House avec un bébé est différente. Nous ne pouvons pas accueillir dans des circonstances agréables.

Un dîner à 4 dans le salon, c'est possible, mais ça veut aussi dire beaucoup de bruit dans un espace réduit où notre enfant dort sous le salon. Alors, si son sommeil n'est pas perturbé par nos rires entre copains, il est évident que celui de nos amis le sera car Isaac ne fait pas ses nuits. 

Recevoir serait possible, mais, nous n'avons pas le coeur à cohabiter dans ces conditions. 

Le manque de la vie citadine.

L'amoureux est nantais, pour ma part, j'ai grandi à Riantec, une petite ville de 5000 habitants. Lorsque nous nous sommes installés à la campagne, nous avons apprécié le calme. 

Toutefois, l'envie d'avoir des commerces de proximité nous a vite rattrapé. Nous avions l'habitude de nous ballader pour aller chercher le pain, passer faire deux-trois courses, découvrir une exposition, avoir accès à tout et surtout à pied. 

Le sens contradictoire de notre démarche écoresponsable.

Notre souhait de vivre en Tiny House était avant tout motivé par le fait de réduire notre empreinte carbone. Avoir un impact sur l'environnement plus faible et plus raisonné. Au final, nous consommons tous les deux, plus d'essence qu'auparavant lorsque nous vivions dans notre appartement. 

Aujourd'hui après plusieurs mois de vie à la campagne, nous nous rendons compte que nous sommes citadins et que nous détestons faire de la voiture. Isaac a mis moins de temps que nous à le comprendre, ce petit chat pleure en voiture depuis sa naissance. Il est donc difficile pour nous chaque soir et chaque matin, de lui en imposer. Nous avons le désir profond d'abandonner nos voitures et faire l'essentiel à vélo. 

Des efforts chronophages. 

La vie en Tiny House était aussi pour nous synonyme de liberté et gain de temps.

Malheureusement, nous avons l'impression qu'entre la voiture, la gestion des couches lavables en extérieur, le fait d'aller faire ses courses zéro déchet en speed à la sortie du boulot plutôt que tranquillement à pied le samedi matin au marché, nous avons moins de temps et plus de stress qu'avant.

Nous avons la sensation d'être devenu esclave de notre mode de vie écoresponsable. Nous vous le disons souvent sur le blog, le tout n'est pas de faire tout parfaitement, mais d'essayer de faire au mieux avec ses moyens. Et surtout, d'être heureux ! 

Aujourd'hui, nous sentons pour un ensemble de raisons que nous serons plus heureux et plus apte à rendre le monde meilleur en prenant la même direction vers l'écoresponsabilité mais en empruntant un autre chemin que la vie en Tiny House. 

Un ami cher à notre coeur a dit quelque chose à l'amoureux qui nous a beaucoup touché. L'amoureux lui a confié que le fait de n'avoir vécu que 8 mois en Tiny pouvait s'apparenter à un échec. Le copain lui a rétorqué que l'échec serait de rester dans une situation qui ne nous convient pas

Nous espérons que vous continuerez à suivre dans nos aventures minimalistes et zéro déchet, qui elles ne sont pas prêtes de s'arrêter. Surtout, merci d'avance pour votre empathie, votre bienveillance et le temps que vous venez de prendre pour lire notre article. 

#QUEDULOVE ! 

Retrouvez notre annonce sur le bon coin. Si vous êtes interressés, n'hésitez pas à nous contacter au 06 21 81 15 15 ou à l'adresse lena-nicole@hotmail.fr